“Peut-être, répondit le docteur, mais vous savez, je me sens plus de solidarité avec les vaincus qu'avec les saints. Je n'ai pas de goût, je crois, pour l'héroïsme et la sainteté. Ce qui m'intéresse, c'est d'être un homme.”
In this quote from Albert Camus, the speaker, a doctor, expresses his feelings of solidarity with the defeated rather than the saintly. He admits to not having a taste for heroism and sanctity, emphasizing instead his desire to simply be a human being. This quote highlights Camus's existentialist philosophy, which focuses on the individual's autonomy and responsibility to create meaning in a world that lacks inherent purpose. The doctor's rejection of heroism and saintliness reflects a skepticism towards traditional moral virtues, suggesting that authenticity and humanity are more important values to strive for.
In this quote by Albert Camus, the doctor expresses his solidarity with the defeated rather than the saints. He values being human over heroism and holiness. This sentiment emphasizes the importance of embracing our humanity and connecting with others on a deeper level, a concept that remains relevant in modern society.
“En somme, dit Tarrou avec simplicité, ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment on devient un saint.-Mais vous ne croyez pas en Dieu.-Justement. Peut-on être un saint sans Dieu, c'est le seul problème concret que je connaisse aujourd'hui.”
“Luc m'a pris dans ses bras. Je crois qu'il pleurait un peu, et je crois que moi aussi. C'est idiot, deux hommes qui sanglotent dans les bras l'un de l'autre. Peut-être pas, finalement, quand ce sont deux amis qui s'aiment comme des frères.”
“-Les choses que tu veux. On peut les voir, les lire, et puis, même si je n'avais pas compris... C'est ton coeur qui me les a suggérées.-Je me demande bien ce qu'il t'a dit... Parfois il ment.-Avec moi, il a été sincère... Goûte, c'est délicieux. Tu m'embrasses ?- Niki, mais moi...- Chut... Qu'est-ce qu'il y a de plus simple qu'un baiser ?-Mais toi et moi... c'est compliqué.- Chut... Laisse parler ton coeur.Niki s'approche, pose sa main sur le coeur d'Alessandro. Puis son oreille. Elle l'écoute. Il bat fort, ce coeur ému. Niki sourit.- Écoute, je l'entends.Elle s'écarte de son torse et le regarde dans les yeux. Elle sourit dans la pénombre de la terasse. - Il a dit non...- Non quoi ?- Qu'entre toi et moi, ce n'est pas compliqué.”
“Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...”
“Don Juan : [...] Les voilà, mes spectres, les spectres de ce que je ne suis pas. Ce sont eux qui me persécutent et m'écoeurent, et qui me survivront. Ils vivront, car il sont le mensonge. Mais si je dois payer ma vie au prix de toutes les sottises et de tous les mensonges qu'on aura dits sur moi, peut-être vaudrait-il mieux n'avoir pas vécu. Je vais changer d'habit et mettre mon beau costume. Il faut être bien vêtu quand on va être arrêté.”