“On n'est pas le même selon qu'on a mangé du boudin ou du caviar; on n'est pas le même non plus selon qu'on vient de lire du Kant […] ou du Queneau.”

Amélie Nothomb

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“Le meurtre a ceci de comparable avec l'acte sexuel qu'il est souvent suivi de la même question : que faire du corps ?”


“Si Melvin était un artiste, je l'avais privé d'une qualité essentielle à l'art: le doute. Un artiste qui ne doute pas est un individu aussi accablant qu'un séducteur qui se croit en pays conquis. Derrière toute œuvre, se cache une prétention énorme, celle d'exposer sa vision du monde. Si une telle arrogance n'est pas contrebalancée par les affres du doute, on obtient un montre qui est à l'art ce que le fanatique est à la foi.”


“Chère Marika,Le vieux Volks n'est pas là, et moi non plus, mais vous pouvez entrer quand même. Ça me réjouirait le coeur de savoir que vous êtes entrée, que vous avez bu du café ou du chocolat et mangé des biscuits, assise à ma place ou encore debout en regardant par la fenêtre. Simplement de savoir que vous êtes venue, je serais heureux. Même sans vous voir. A bientôt.Votre voisin, Jim”


“Mais aujourd'hui, il ne s'agit pas d'honorer la beauté, ni même de procurer aux foules un spectacle agréable. Il s'agit de nous fracasser le crâne avec des menaces:"Vous avez intérêt à trouver ça à votre goût. Sinon, taisez-vous!" Le beau, qui devrait servir à faire communiquer les hommes dans l'admiration, sert à exclure. Face à un tel totalitarisme, au lieu de se révolter, les gens sont obéissants et enthousiastes. Ils applaudissent, ils en redemandent. Moi, j'appelle ça du masochisme.”


“C'était justement parce qu'il n'y avait pas de mal en lui que je l'aimais beaucoup. C'était à cause de son étrangeté au mal que je n'avais pas d'amour pour lui. Pourtant, le mal ne me plaît pas . Mais un plat n'est sublime que s'il contient une touche de vinaigre.”


“Le Bien ne laisse aucune trace matérielle – et donc aucune trace, car vous savez ce que vaut la gratitude des hommes. Rien ne s’oublie aussi vite que le Bien. Pire: rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom – s’il le dit, il cesse d’être le Bien, il devient de la propagande. Le Beau, lui, peut durer toujours: il est sa propre trace. On parle de lui et de ceux qui l’ont servi. Comme quoi le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées: le Beau est d’autant plus beau qu’on parle de lui, le Bien est d’autant moins bien qu’il en est question. Bref, un être responsable qui se dévouerait à la cause du Bien ferait un mauvais placement.- Pourtant, le Mal, on en parle !- Ah oui: le Mal est encore plus rentable que le Beau. Ceux qui ont investi dans le Mal ont fait le meilleur placement. Les noms des bienfaiteurs de votre époque sont oubliés depuis longtemps, quand ceux de Staline ou de Mussolini ont à nos oreilles des consonances familières.”