“C'est juillet, elle étouffe. Moiteur et solitude engluent jusqu'à ses bronches. Elle aimerait en toussant expulser une grenouille, une rainette maculée chagrin couleur mucus. Que ferait-elle du batracien, c'est une nouvelle question. Un baiser pour quoi faire, embrasse-t-on son chagrin, sous la couronne quels maux s'accordent au petit pois dans La Belle et la Bête le miroir ne ment pas. Le crapaud, l’équarrir, puis déguster gros sel. S'intoxiquer pêle-mêle gastrique chakras aura, c'est juillet elle suffoque, l'Épreuve a toujours eu l'haleine du datura." (p23)”
“Ce qui rend l'attente insoutenable, c'est la nonchalance des aiguilles qui écorchent la peau de qui veut les saisir. L'horloge a le sourire étrange, un couteau japonais a fendu son cadran, le présent soudain échappe et chaque minute se cabre, un temps qui se subit ne peut guère enchanter." (p24)”
“La vie est un brouillon finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave”
“C'est peut-être ça qu'on cherche à travers les vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.”
“C'est la vie qui peu à peu, cas par cas, nous permet de remarquer que ce qui est le plus important pour notre coeur, ou pour notre esprit, ne nous est pas appris par le raisonnement mais par des puissances autres.”
“J'ai envie de partir, de m'en aller quelque part où je serais vraiment à ma place, où je m'emboîterais... Mais ma place n'est nulle part; je suis de trop.”