“Drag mi je poneki čovjek kojeg gdjekad, zamisli, i ne znaš zašto voliš, drag mi je poneki ljudski pothvat u koji si već odavno prestao vjerovati, a ipak ga iz navike od srca cijeniš.”
“U svakom slučaju, ako čovjek od civilizacije nije postao krvožedniji, postao je sigurno ružnije, ogavnije krvožedan nego prije. Prije je u krvoproliću gledao pravednost i mirne je savjesti tamanio koga je već trebalo; a sada, ako krvoproliće i smatramo gadošću, ipak se bavimo tom gadošću, pa i više nego prije.”
“Mais maintenant je dirai tout, afin que tu saches qui tu quittes, de quel homme tu te sépares. Sais-tu comment d’abord je t’ai comprise ? La passion m’a saisi comme le feu, elle s’est infiltrée dans mon sang comme le poison et a troublé toutes mes pensées, tous mes sentiments. J’étais enivré. J’étais comme étourdi, et à ton amour pur, miséricordieux, j’ai répondu non d’égal à égal, non comme si j’étais digne de ton amour, mais sans comprendre ni sentir. Je ne t’ai pas comprise. Je t’ai répondu comme à la femme qui, à mon point de vue, s’oubliait jusqu’à moi et non comme à celle qui voulait m’élever jusqu’à elle.« Sais-tu de quoi je t’ai soupçonnée, ce que signifiait, s’oublier jusqu’à moi » ? Mais non, je ne t’offenserai pas par mon aveu. Je te dirai seulement que tu t’es profondément trompée sur moi ! Jamais jamais, je n’aurais pu m’élever jusqu’à toi. Je ne pouvais que te contempler dans ton amour illimité, une fois que je t’eus comprise. Mais cela n’efface pas ma faute. Ma passion rehaussée par toi n’était pas l’amour. L’amour, je ne le craignais pas. Je n’osais pas t’aimer. Dans l’amour il y a réciprocité, égalité ; et j’en étais indigne. Je ne savais pas ce qui était en moi !”
“...mene ponekad obuzimaju časovi takva jada... Jer mi se već počinje činiti u tim časovima da nipošto nisam sposoban da otpočnem živjeti pravim životom, jer mi se već činilo da sam izgubio svaki takt, svaki osjećaj za ono što je pravo, zbiljsko; jer nakon mojih noći fantaziranja snalaze me već časovi otrežnjavanja, koji su užasni! A onamo čuješ kako oko tebe grmi i vitla se u životnom vihoru svjetina, čuješ, vidiš kako žive ljudi, vidiš da njima nije život zabranjen, da se njihov život neće razletjeti kao san, kao prikaza, da se njihov život vječito obnavlja, da je vječito nov, i ni jedan sat u njemu ne nalikuje na drugi — a kako je sjetna i do nesklapnosti jednolična zazorljiva fantazija, robinja sjene, ideje, prvoga oblaka, koji će iznenada da zastre sunce i jadom da stegne pravo petrogradsko srce što toliko dršce za svojim suncem — pa i kakva je fantazija u jadu! Osjećaš da ona napokon sustaje, iscrpljuje se u vječitom naporu ta neiscrpna fantazija, jer postaješ i muževan, ostavljaju te tvoji predašnji ideali; rasipaju se u prašinu, u mrvež; ako pak nemaš drugoga života, moraš ga graditi iz toga istoga mrveža. A međutim, duša moli i želi nešto drugo! I uzalud sanjar čeprka, kao po pepelu, po starim svojim sanjama i traži u tom pepelu bilo kakvu iskricu da je raspuše, da obnovljenim ognjem zagrije ohladnjelo srce i u njem uskrisi sve što je nekada bilo tako milo, što je diralo dušu, što je upaljivalo krv, što je otimalo suze iz očiju i tako raskošno zavaravalo!”
“Quant à moi, j’étais tout à fait tranquille sur mon sort. Moi aussi, j’aimais passionnément mon art ; mais je savais dès le commencement de ma carrière que je resterais, au sens littéral du mot, un ouvrier de l’art. En revanche, je suis fier de ne pas avoir enfoui, comme l’esclave paresseux, ce que m’avait donné la nature, et, au contraire, de l’avoir augmenté considérablement. Et si on loue mon jeu impeccable, si l’on vante ma technique, tout cela je le dois au travail ininterrompu, à la conscience nette de mes forces, à l’éloignement que j’eus toujours pour l’ambition, la satisfaction de soi-même et la paresse, conséquence de cette satisfaction.”
“Eshte e mire letersia, Varenjka, shume e mire eshte. U binda diten e trete te vizitave. Gje me peshe. Ua forcon zemren njerezve, u meson si te jetojne. C'nuk thuhet ne ato shkrime.”
“Je me mis dès lors à lire avec avidité et bientôt la lecture fut ma passion. Tous mes nouveaux besoins, toutes mes aspirations récentes, tous les élans encore vagues de mon adolescence qui s’élevaient dans mon âme d’une façon si troublante et qui étaient provoqués par mon développement si précoce, tout cela, soudainement, se précipita dans une direction, parut se satisfaire complètement de ce nouvel aliment et trouver là son cours régulier. Bientôt mon cœur et ma tête se trouvèrent si charmés, bientôt ma fantaisie se développa si largement, que j’avais l’air d’oublier tout ce qui m’avait entourée jusqu’alors. Il semblait que le sort lui même m’arrêtât sur le seuil de la nouvelle vie dans laquelle je me jetais, à laquelle je pensais jour et nuit, et, avant de m’abandonner sur la route immense, me faisait gravir une hauteur d’où je pouvais contempler l’avenir dans un merveilleux panorama, sous une perspective brillante, ensorcelante. Je me voyais destinée à vivre tout cet avenir en l’apprenant d’abord par les livres ; de vivre dans les rêves, les espoirs, la douce émotion de mon esprit juvénile. Je commençai mes lectures sans aucun choix, par le premier livre qui me tomba sous la main. Mais, le destin veillait sur moi. Ce que j’avais appris et vécu jusqu’à ce jour était si noble, si austère, qu’une page impure ou mauvaise n’eût pu désormais me séduire. Mon instinct d’enfant, ma précocité, tout mon passé veillaient sur moi ; et maintenant ma conscience m’éclairait toute ma vie passée.En effet, presque chacune des pages que je lisais m’était déjà connue, semblait déjà vécue, comme si toutes ces passions, toute cette vie qui se dressaient devant moi sous des formes inattendues, en des tableaux merveilleux, je les avais déjà éprouvées.Et comment pouvais-je ne pas être entraînée jusqu’à l’oubli du présent, jusqu’à l’oubli de la réalité, quand, devant moi dans chaque livre que je lisais, se dressaient les lois d’une même destinée, le même esprit d’aventure qui règnent sur la vie de l’homme, mais qui découlent de la loi fondamentale de la vie humaine et sont la condition de son salut et de son bonheur ! C’est cette loi que je soupçonnais, que je tâchais de deviner par toutes mes forces, par tous mes instincts, puis presque par un sentiment de sauvegarde. On avait l’air de me prévenir, comme s’il y avait en mon âme quelque chose de prophétique, et chaque jour l’espoir grandissait, tandis qu’en même temps croissait de plus en plus mon désir de me jeter dans cet avenir, dans cette vie. Mais, comme je l’ai déjà dit, ma fantaisie l’emportait sur mon impatience, et, en vérité, je n’étais très hardie qu’en rêve ; dans la réalité, je demeurais instinctivement timide devant l’avenir.”