“J'étais un enfant, ce monstre qu'ils fabriquent avec leurs regrets.”

Jean-Paul Sartre

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“J'avais deux raisons de respecter mon instituteur : il me voulait du bien, il avait l'haleine forte.Les grandes personnes doivent être laides, ridées, incommodes; quand elles me prenaient dans leurs bras, il ne me déplaisait pas d'avoir un léger dégoût à surmonter : c'était la preuve que la vertu n'était pas facile. Il y avait des joies simples, triviales : courir, sauter, manger des gâteaux, embrasser la peau douce et parfumée de ma mère; mais j'attachais plus de prix aux plaisirs studieux et mêlés que j'éprouvais dans la compagnie des hommes mûrs : la répulsion qu'ils m'inspiraient faisait partie de leur prestige ; je confondais le dégoût avec l'esprit de sérieux. J'étais snob.”


“Aujourd'hui encore, je ne puis voir sans plaisir un enfant trop sérieux parler gravement, tendrement à sa mère enfant; j'aime ces douces amitiés sauvages qui naissent loin des hommes et contre eux.Je regarde longuement ces couples puérils et puis je me rappelle que je suis un homme et je détourne la tête.”


“Je crois que c'est moi qui ai changé: c'est la solution la plus simple. La plus désagréable aussi. Mais einfin je dois reconnaître que je suis sujet à ces transformations soudaines. Ce qu'il y a, c'est que je pense très rarement; alors une foule depetites métamorphoses s'accumulent en moi sans que j'y prenne garde et puis, un beau jour, il se produit une véritable révolution. C'est ce qui a donné à ma vie cet aspect huerté, incohérent.”


“Si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps.”


“Do you regret those days?''No,' replied Marcelle acidly: 'but I regret the life I might have had.”


“Obiectele n-ar trebui să înduioşeze, pentru că ele n-au viaţă. Te serveşti de ele, le pui la loc, trăieşti în mijlocul lor: sunt utile, nimic mai mult. Dar pe mine mă înduioşează, e insuportabil. Mi-e frică să intru în contact cu ele, ca şi cum ar fi nişte animale vii. Acum înţeleg: îmi amintesc mai bine ce-am simţit zilele trecute, pe malul mării, cînd ţineam în mînă piatra aceea. Era un fel de scîrbă dulceagă. Ce neplăcut era! Venea de la piatră, sunt sigur, trecea din piatră în mîinile mele. Da, asta e, chiar asta: un fel de greaţă în mîini.”