“Un homme sans passion e sans argent reste maitre de sa personne; mais un maleureux qui aime ne s'appartient plus et ne peut pas se tuer. L'amour nous donne une sorte de religion pour nous-meme, nous respectons en nous une autre vie, il devient alors le plus horibble des malheures avec une espérance, une espérance qui vous fait accepter des tortures”
This quote by Honoré de Balzac delves into the profound complexities of human emotion, particularly love, and its impact on personal autonomy and suffering. Balzac contrasts the lives of those without passion or wealth to those who are "malheureux" (unhappy) in love, highlighting how love transforms existence into a blend of torment and hope.
Balzac begins by asserting that a man without passion or money remains master of himself, implying a certain sovereignty grounded in detachment or perhaps simplicity. Such a person retains control over his fate, even to the point of ending his own life if he chooses. In stark contrast, the man unfortunate enough to love loses this autonomy; he "ne s'appartient plus" (no longer belongs to himself) and paradoxically "ne peut pas se tuer" (cannot kill himself), as if love binds him to life despite his misery.
The metaphor of love as "une sorte de religion pour nous-même" (a kind of religion for ourselves) suggests that love demands a reverence toward another life within us, an inner sanctity that commands respect and restraint. This internalized "other life" creates a strong moral or emotional obligation, which turns love into a source of intense suffering — "le plus horrible des malheures" (the most horrible of misfortunes).
Yet, Balzac notes that this suffering is accompanied by "une espérance" (a hope), a crucial element that sustains the lover and "fait accepter des tortures" (makes one accept tortures). This hope becomes the paradoxical grace that both tortures and redeems, compelling the lover to endure pain with patience and faith.
In summary, Balzac illuminates the double-edged nature of love: it strips away personal freedom, binds one to an indestructible commitment, and brings profound suffering — but it also injects hope, turning agony into a kind of sacred endurance. This perspective reflects Balzac's deep understanding of human psychology and the tragic beauty of passionate attachment.
“C'était une de ces soirées délicieuses à l'âme, un de ces moments qui ne s'oublient jamais, une de ces heures passées dans la paix et le désir, et dont, plus tard, le charme est toujours un sujet de regret, même quand nous nous trouvons plus heureux.”
“Hélas! Nous ne manquons jamais d'argent pour nos caprices, nous ne discutons que le prix des choses utiles ou nécessaires; nous jetons l'or avec insouciance à des danseuses, et nous marchandons un ouvrier dont la famille affamée attend la paiement d'un mémoire. Combien de gens ont un habit de cent francs, un diamant à la pomme de leur canne, et dinent à vingt-cinque sous? Il semble que nous n'achetions jamais assez chèrementles plaisirs de la vanité”
“Les avares ne croient pas à une vie à venir. Le présent est tout pour eux. Cette réflexion jette une horrible clarté sur l'époque actuelle, où, plus qu'en aucun autre temps, l'argent domine les lois, la politique et les moeurs. Institutions, livres, hommes et doctrines, tout comspire à miner la croyance d'une vie future sur laquelle l'édifice social est appuyé depuis dix-huit cents ans. Maintenant le cercueil est une transition peu redoutée. L'avenir, qui nous attendait par delà le requiem, a été transposé dans le présent. Arriver per fas et nefas au paradis terrestre du luxe et des jouissances vaniteuses, pétrifier son coeur et se macérer le corps en vue de possessions passagères, comme on souffrait le martyre de la vie en vue de biens éternels est la pensé générale! pensée d'ailleurs écrite partout, jusque dans les lois....”
“Une froideur ou une incivilité qui vient de ceux qui sont au-dessus de nous nous les fait haïr, mais un salut ou un sourire nous les réconcilie.”
“Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.(Terre des Hommes, ch. VIII)”
“Quittant Neuilly pour Paris XVIe, nous sommes entrés dans une vitesse sans mémoire, la rapidité des gens qui n'ont plus de temps à perdre, ou plutôt : nous inventions une nouvelle bourgeoisie qui n'avait plus le luxe de s'intéresser au temps perdu.”